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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 14:50

 
On Air
« Retours d’une Souffleuse »….

#

Avant que le souffle
tout juste retrouvé
après avoir vu, senti, entendu, touché, Vécu « On Air »
ne s’affaisse,
je viens te dire.
Quelque chose qui ne ressemble pas à Merci,
cela ne voudrait rien dire,
Je voudrais essayer quelque chose qui soit plutôt,
En réponse, en écho, à ton Chant,
Et ceux qui sont avec toi sur la scène de la vie 
« J’habite cet air avec toi, oui
j’avais oublié
qu’entre Toi, et Moi et le Monde
Il y avait ce Souffle,
Une évidence,
Au début, à la Fin,
Il n’y a plus que Souffle,
Mais entre le début et la fin
Entre le né et le mort,
je ne sais pas comment on fait,
nous, hommes modernes,
mais
Le souffle n’est plus,
Il est occulté,
Il est réduit à l’oubli,
à une Fonction Respiratoire,
faussement Vitale.
Car la fonction Irréductible, mystérieuse, créatrice, poétique du Souffle… où s’est elle ploquée ?
Entre le début et la fin de la vie,
Ploc. Le Souffle n’est plus.
Les gens sont eux, je suis moi,
Je suis tautologie,
et j’oublie qu’entre les êtres vivants, et même les morts, 
circulent
le son, les odeurs, les idées, les Paroles.
Je t’écoute, avec Maman près de moi,
(sous son foulard blanc, son foulard noir, je te jure, elle Souffle)
et moi à côté d’Elle, derrière Toi, soudain à nouveau je souffle
car tu dis Souffle,
Et le Souffle arrive,
et la poésie remonte de tout en bas de très loin de tout autour,
Et le souffle créatif surgit
Et la Vie re-Commence,
Je me sens Soufflante.»


 

#

Il y avait des hommes oisifiés.
C’est fou, d’habitude,
C’est l’inverse.
Dans la poésie, dans la langue des êtres parlant comme nous,
C’est toujours les autres
[le reste, ce qui n’est pas Homme]
qu’on humanise, qu’on personnifie, qu’on nombrilise.
Ca fait des figures de styles, ca fait des galipettes en langue humaine, ça fait des images autocentrées, une lecture qui tourne en rond, nos gestes sont partout,
C’est d’un ennui.
C’est fatiguant à la fin.
Comme tu dis,
C’est essoufflant.
Tandis qu’un homme-oiseau ou un oiseau-homme
ça fait respirer.

 

#
Il y avait un homme
avec des baguettes
battant l’air
Lui + l’Air
Ensemble,
Egal un truc énorme
Ensemble
Ils ont déployé
sous nos yeux éberlués
le miracle d’un éventail.

#
L’image saccadée
projetée partout sur les murs qui n’en sont plus
car le mur est prolongé par l’image
la profondeur est partout
la limite n’existe plus.
Nous sommes tous des super-fantômes :
nous traversons les parois.
L’image est infinie,
elle se couche sur des ailes de plastique qui tournent très vite
dans le même sens
très vite
(Ca s’appelle un ventilateur,
mais pour moi
assise sur mon fauteuil,
avec à ma droite Maman qui riait d’avoir froid
d’être acceptée telle qu’elle est dans un Spectacle Vivant
(c'est-à-dire un spectacle où tu sens que tu as froid, où tu sens que tu souffles)
C’était un écran de cinéma.
 

#

La danse
La vidéo
La musique
La poésie
What Else ?
dirait la pub.
I’m on air.

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